Les défauts de la vision

 

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On estime à 2,5 milliards le nombre d’êtres humains possédant un problème de vue non corrigé. D’autres ont pu faire corriger ces défauts grâce à l’optique ou à la chirurgie. D’autres encore ont un œil qui ne possède aucun défaut. Mais avec l’âge et les écrans qui fleurissent un peu partout, notre monde est un terreau fertile pour les défauts de la vision.

 

Si le combat contre la myopie et autres déficiences bat son plein, on est en droit de se poser une multitude de questions : quels sont les défauts de la vision les plus couramment rencontrés ? Notre vie quotidienne joue-t-elle un rôle dans ces défauts ? La chirurgie permet aujourd’hui de rendre une vue normale à un myope, mais peut-elle rendre la vue ? Si notre œil n’a aucun défaut, peut-on imaginer qu’un jour, on puisse le rendre supérieur ?

 

L’occasion de faire un point global sur les problèmes de la vision.

 

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Quatre principaux défauts de la vision

 

L’œil est un organe étonnant, fonctionnant comme un appareil photo (ou plutôt une caméra). En effet, comme la lentille d’un objectif, la cornée reçoit la lumière. Le cristallin tient lui le rôle de zoom, ajustant la focale en fonction de l’élément sur lequel nous faisons la mise au point.

 

C’est la pupille qui va agir comme un diaphragme pour moduler la quantité de lumière que reçoit la rétine, permettant au cerveau de recevoir une image nette.

 

Sans même s’en rendre compte, parce qu’on a l’habitude, parce qu’on arrive à faire avec, ou parce qu’on ne se souvient plus d’avoir un jour mieux vu, notre œil se met à dysfonctionner. Pourtant, si un effort est nécessaire pour ajuster sa vue, ou si un inconfort récurrent va et vient, il s’agit probablement d’un défaut de la vision.

 

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Quatre de ces défauts sont définis comme principaux. Pour chacun d’eux, des phénomènes d’accommodation (changement de forme du cristallin pour voir de près ou de loin) constituent des signaux d’alerte :

 

  • La myopie désigne la difficulté à voir de loin. La distance entre la cornée et la rétine est trop grande. Du coup, l’image se forme en avant de la rétine. C’est pour cela que l’on plisse les yeux pour mieux y voir lorsque l’on n’a pas de correction.
  • L’hypermétropie, c’est l’inverse de la myopie. Nous avons des difficultés à voir de près. Cette fois, l’image se forme en arrière de la rétine. Le phénomène d’accommodation des hypermétropes entraine souvent une grande fatigue visuelle, car on force énormément sur l’œil.
  • La presbytie, c’est la perte d’élasticité du cristallin et donc à sa capacité d’accommodation. Par conséquent, un presbyte aura des difficultés à voir de près également.
  • L’astigmatisme résulte d’un défaut de la cornée. La forme de cette dernière devient ovale plutôt que sphérique, entraînant une déformation des éléments qui ont tendance à se ressembler (certaines lettres et chiffres notamment). Là encore, sans correction, l’effort d’accommodation entraîne une intense fatigue visuelle.

Problèmes de transparence

 

Pour être en parfait état de fonctionnement, un œil doit donc avoir une forme et une puissance appropriées. Mais on l’a vu, il faut aussi qu’il puisse faire passer la lumière. Toujours en comparaison avec un appareil photo, si la lentille ne laisse plus ou pas assez entrer de lumière, on obtiendra une photographie bien sombre.

 

Dans un œil dit « normal », la cornée, l’humeur aqueuse, le cristallin et le vitré sont parfaitement transparents. Ils peuvent cependant devenir opaques, provoquant d’autres troubles de la vision.

 

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L’opacification du cristallin est bien connue des personnes âgées. Il s’agit de la cataracte. Elle peut être plus ou moins importante. Le plus souvent, on traite, lors de l’opération, simplement cette opacification. Dans le cas d’une cataracte congénitale ou trop avancée, les chirurgiens peuvent être amenés à retirer complètement le cristallin et à le remplacer par un implant.

 

Dans le cas, la capacité d’accommodation de l’œil sera nulle ou très faible, provoquant une presbytie extrême.

 

La lumière du soleil : l’ennemi de nos yeux

 

Si l’on a tendance à être bien plus rassuré en journée qu’en pleine nuit, il faut bien admettre que, lorsqu’il s’agit de nos yeux, la luminosité naturelle peut-être sacrément dangereuse. Car cette lumière contient de forts rayons UV, et pour cela, pas besoin d’être ébloui.

 

Un temps nuageux voire grisâtre ou pluvieux sera tout aussi dangereux, d’autant plus que, sous ce genre de météo, nous avons tendance à ne pas protéger nos yeux, plus particulièrement notre pupille.

 

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Pourtant, 40% des rayons UV surviennent par temps nuageux.

 

C’est donc la pupille qui va adapter à la luminosité extérieure la quantité de lumière que l’œil laisse passer. Pour éviter d’être ébloui, en cas de grande luminosité, la pupille diminue de taille, évitant pour améliorer la netteté de la vision.

 

Mais lorsque l’éblouissement est trop conséquent, la pupille ne suffit plus à protéger les yeux, et c’est pour cela que nous portons des lunettes de soleil.

 

Mais le port de solaires n’est encore pas suffisant. Certains chiffres sont même alarmants :

 

  • Une personne sur deux porte des lunettes de soleil régulièrement.
  • 70% des enfants n’en portent pas ou très peu.

 

Il est tout aussi important de noter que des lunettes solaires de mauvaise qualité peuvent avoir un effet dramatique sur l’œil. Non seulement celles-ci ne protègent pas des rayons UV, mais de simples verres teintés peuvent tromper la rétine.

 

Car si elles diminuent la luminosité, la pupille se dilate et laisse passer plus de lumière ! Ces lunettes sont donc extrêmement dangereuses, bien plus que de ne porter aucune correction !

 

Pour en savoir plus, retrouvez nos articles sur le marquage CE, les normes optiques, l’indice E-SPF et le port des solaires en hiver.

Et la chirurgie dans tout ça ?

 

Grâce à la chirurgie, on peut de nos jours corriger certains des principaux défauts de la vision : myopie, hypermétropie, voire astigmatisme peuvent ainsi être améliorés par ce biais. La chirurgie permet de remodeler la cornée de façon à améliorer la vue.

 

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Qu’en serait-il pour un œil qui ne possède pas de défaut ? Pourrait-on encore améliorer la vue, la rendant aussi perçante que celle d’un rapace par exemple ?

 

Si la fiction nous a, à plusieurs reprises, permit de rêver à ce sujet, il faut bien entendu rester mesuré.

 

On en peut pas vraiment savoir quelle sera l’influence de la chirurgie sur nos capacités visuelles, mais on peut déjà établir que, dans le cas d’un œil sans défaut, la perfection n’est pas loin d’être atteinte.

 

L’oeil ne peut pas résoudre des détails infiniment petits parce qu’il ne peut pas résoudre des détails dont l’image sur la rétine est inférieure à la distance entre deux capteurs. Cette limite est commune à tous les yeux.

 

Par ailleurs, ces performances doivent être liées à celles du cerveau et l’accommodation peut engendrer, comme on l’a vu, de lourds problèmes de fatigue visuelle. Des impondérables qui, pour l’instant, risquent de causer de gros problèmes visuels et neurologiques à des personnes qui n’en ont pas.

 

Il existe nombre de défauts de la vision. Certains sont dues au vieillissement ou à l’usure de notre organe visuel, quand d’autres peuvent être de notre fait. Dans tous les cas, un examen constant et une correction adéquate est plus que nécessaire. Elle est obligatoire.

 

Face à des chiffres bien inquiétants, la course à la correction est lancée !