Œil bionique :  l’avenir ?

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Le terme bionique renvoie les plus nostalgiques d’entre nous vers les series de science-fiction des années 60-70. Pourtant, la recherche associant biologie et électronique est parfois capable, dans la vie réelle, de faire des miracles. Alors, l’œil bionique est-il l’avenir pour les personnes malvoyantes ?

 

Œil bionique : déjà des résultats prometteurs

 

Corrigeons tout de suite le terme : la technologie bionique n’a pour l’instant pas réussi — ou n’a pas cherché — à se substituer à nos yeux. Il faut donc bien parler de dispositif visuel bionique.

 

Ces dispositifs ne restaurent pas non plus la vue pour les personnes souffrants d’affliction visuelle. Si le futur nous réserve peut-être une chance, ce n’est pas encore le cas, mais les progrès techniques et technologiques sont déjà épatants.

 

Nous avons à plusieurs reprises, sur notre blog, présenté diverses innovations destinées à relancer les sensations visuelles perdues par les personnes malvoyantes : lentilles 2.0, robotique et intelligence artificielle, innovations contre la cataracte ou encore réalité augmentée.

 

Aujourd’hui, la technologie associée à la biologie consiste à faire correspondre la perception de la lumière avec l’interprétation cérébrale.

 

 

Pour cela, ce dispositif, nommé Argus II, se présente comme une prothèse rétinienne, et est composé d’une caméra, d’un mini-ordinateur et d’un implant.

 

La caméra, située dans la monture, envoie les images à l’ordinateur de manière instantanée et ce dernier les transmet à l’implant, qui va stimuler les cellules nerveuses, propageant alors les informations visuelles captées au cerveau.

 

Malgré sa défaillance rétinienne, le patient est alors capable de distinguer formes et mouvements.

 

 

Une autre pathologie, la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge), est aussi soumise à la technologie bionique. Début 2018, l’implant bionique Prima, développé par Pixium Vision, a été transplanté avec succès sur une patiente de 66 ans.

 

Épais d’à peine 2 millimètres, Prima est une micro-puce photovoltaïque constituée de pas moins de 378 électrodes. Elle est implantée sous la rétine par chirurgie et permet de convertir un signal infra-rouge, de la même manière qu’Argus II, avec caméra et micro-ordinateur.

 

 

Encore beaucoup de progrès à réaliser

 

Bien entendu, ces dispositifs ne peuvent être utilisés que par les patients n’étant pas atteints de cécité à la naissance, notamment car les formes perçues nécessitent une interprétation de la part du cerveau, et sans connaissance préalable, cela apparaît compromis.

 

Mais même pour un patient ayant perdu la vue, la rééducation est longue et exigeante. Car acquérir ou retrouver une autonomie peut prendre du temps et beaucoup de travail.

 

La technologie bionique est donc, sans conteste, vouée à de grandes innovations, spécialement en terme de santé visuelle.

 

D’autant plus que, récemment, des chercheurs ont réussi, grâce à l’impression 3D, à créer un véritable « oeil bionique« , dépassant le stade du dispositif vidéo…

Alors, à quand l’arrivée du « véritable » oeil bionique ?