Eyes-Road - Une autre vision de l'EDI > Tout le Blog > Santé > Pathologies optiques : où en est-on ?

Pathologies optiques : où en est-on ?

pathologies-optiques-ou-en-est-on1

 

Alors que de nombreuses campagnes de santé visuelle tentent d’alerter sur les évolutions constantes de certaines pathologies optiques, faisons le point sur deux d’entre elles, la myopie et la DMLA.

 

Pathologies optiques : la myopie en forte hausse !

 

pathologies-optiques-ou-en-est-on

@Pixabay

 

La myopie touche actuellement entre 20 et 30% de la population mondiale. Elle est en nette augmentation et pourrait toucher 50% de la population d’ici 2050.

 

Cette augmentation peut s’expliquer par un mode de vie plus urbain et dédié, pour la plupart d’entre nous, à une vraie culture de l’image, notamment numérique. Une étude a d’ailleurs montré que l’exposition à la lumière naturelle permet de réduire la progression de la myopie.

 

Il est donc extrêmement important de recommander à ses clients de faire tester la vue de leurs enfants, notamment à deux étapes dites « critiques » de leur parcours, car la myopie y apparaît souvent : l’entrée en maternelle et l’entrée au collège, où les rythmes de travail et de lecture s’intensifient.

 

pathologies-optiques-ou-en-est-on4

@PIxabay

 

La myopie forte est une pathologie dégénérative qui se caractérise par une modification du globe oculaire et de la rétine. Elle est en constante évolution et touche près de 10% des myopes. Très dangereuse, elle est une des trois premières causes de cécité dans le monde.

 

Si une myopie simple intervient tôt, des complications peuvent intervenir à partir de 40 ans et causer atrophies et pathologies maculaires, cataractes, glaucomes ou décollements de rétine.

 

Préconiser, en cas de myopie forte, un suivi très régulier chez l’ophtalmologiste pour effectuer des traitements à temps en cas de baisse de la vision. Cette baisse pourrait être due aux néo-vaisseaux choroïdiens.

 

pathologies-optiques-ou-en-est-on2

@PIxabay

 

Une innovation permet de réduire également cette pathologie décrite comme le « mal du siècle ». Il s’agit de l’orthokératologie, une technique qui consiste à porter une lentille rigide de nuit pour modifier la géométrie de la cornée.

 

DMLA : des innovations encourageantes

 

pathologies-optiques-ou-en-est-on3

@Pixabay

 

Contrairement à la myopie, la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ne rend pas aveugle. Mais la vision dite « précise » est rendue difficile. Les causes sont multiples. Parmi elles, on peut citer : les antécédents familiaux, la MLA (maculopathie liée à l’âge), l’obésité, le tabac…

 

Pour tenter d’y pallier, une bonne hygiène de vie semble essentielle et il faut donc préconiser l’arrêt du tabac, qui dans tous les cas sera une excellente chose, la pratique d’une activité physique régulière, une nourriture saine et composée d’aliments bons pour la vision (lire notre article sur l’alimentation et la vue)

 

Une forme de DMLA, dite « sèche » ou « atrophique » est la plus répandue (75% de cas). Elle fait disparaître progressivement les photorécepteurs et rend toute activité quotidienne très difficile. Pour l’instant, comme pour la myopie forte, elle ne connaît pas de traitement efficace et nécessite une surveillance accrue auprès d’un ophtalmologiste, d’un orthoptiste et d’un opticien.

 

Les 25% restants sont des DMLA « humides ». Cette forme est très agressive et nécessite un traitement individualisé sous 10 jours après diagnostic. Ce traitement est effectué par injections qui s’espacent avec le temps, pour couper le stimulus de fabrication des néo-vaisseaux qui sont à l’origine de la maladie.

 

pathologies-optiques-ou-en-est-on5

@PIxabay

 

Une nouvelle génération d’implant a tout de même, en janvier 2019, atteint ses objectifs de faisabilité pour permettre la conservation da la vision périphérique résiduelle. Un succès qui permet de relancer un espoir certain pour les patients atteints de DMLA.

 

Aujourd’hui, la prise en charge de patients est en nette évolution. C’est désormais une équipe entière de professionnels qui s’appuient sur leurs compétences pour leur permettre d’être mieux conseillés. Pourtant, face à l’évolution de ces pathologies, les avancées technologiques peinent encore à proposer des solutions sans danger. Elles sont surtout soumis à des coûts exorbitants. Là encore, la patience est de mise, malgré quelques premiers excellents résultats.